mercredi 29 septembre 2010

Cinq ou six

J'ai cinq ans. Peut-être six. Les cinq ou six ans que j'aurais aimé vivre quand je les avais vraiment.

J'arrive là, y a des amis. Des que je connais, des que je connais pas. M'intimident un peu, pas certains qu'y soit gentils, intéressants. Peu importe, mes autres amis sont là et je me réfugie vers eux.

La prof arrive. Elle me connaît. Elle connaît également mes autres amis et elle fait connaissance avec les nouveaux. Elle donne les consignes pour un jeu. Pas trop sûr d'avoir envie de jouer, mais bon, on est là pour ça.

On joue.

Avec les amis qu'on connaît... Ah pis avec les autres aussi, bon! Après tout, on a cinq ans. Peut-être six.

Je sais pas ce que fait Unetelle dans la vie. Pas plus que je ne sais si elle a un copain, une copine, un chien, une machine à coudre. Lui ne travaille pas depuis un ans... enfin je crois. Ça n'a pas trop d'importance parce que je dois me concentrer sur la pièce d'engrenage qu'il incarne dans la machine à laquelle je participe.

Pour trois heures, je joue avec mes amis, anciens et nouveaux. Ce que font les autres avec qui je joue importe peu quand on a cinq ans. Peut-être six.


samedi 25 septembre 2010

Les morons de ma rue : un chien de sa chienne

Un chien. Un ostie d' chien. Ben non, ça apporte tellement! Encore faut-il s'en occuper.

Le pauvre bâtard qui habite de biais à ma maison s'ennuie. Il pleure souvent. Il gémit. Sa peine, son envie de jouer. Quand passent des enfants ou d'autres chiens, il se déchaîne. Presque littéralement. Et quand son sans-dessein de maître se décide à le faire marcher un peu, il s'étrangle au bout da sa laisse, se disant peut-être que par la bas, il y a la liberté.

Un chien. Un pauvre gros chien seul. Seul comme un chien.

Pas comme ces deux poméraniens qui passent deux, trois, quatre fois par jour devant la maison avec leur gentille maîtresse, une frêle dame faisant à peine cent livres. Il y en a un attaché, le plus jeune, m'a-t-elle un jour confié et une autre libre, qui suit invariablement derrière. D'habitudes, ces chiens traînent dans les sacs des grosses madames snobs, mais pas eux. Ils traînent eux même leurs poils dans la rue et restent bien indifférents aux aboiements désespérés du voisin de biais. Ils ont lâché prise, se sont dit que pauvre gars, probablement que son sort est scellé et que dans le karma des chiens, il se situe encore au bas de l'échelle...


dimanche 12 septembre 2010

Les Julie

Qu'est-ce qu'il y en a dans ma vie des Julie!

Y a la cinéaste, que je n'ai pas vu depuis au moins sept ans et qui vient de sortir un film pour lequel la critique fait des flaques.

Y a la prof d'anglais avec qui j'ai frenché une fin de semaine de temps, après la séparation d'avec la mère de mes enfants. On a dormi tout nus ensemble et on n'a pas baisé. Elle était rousse. La Julie, pas la mère de mes enfants qui elle était blonde. M'a brisé le coeur... la Julie, pas la mère de mes enfants qui me l'avait fendu.

Y a la rouge. Trop belle. Trop jeune. Trop brillante. Trop elle-a-un-chum-qu'elle-aime. Son timbre de voix et son rire ont l'air de goûter tellement bon.

Y a la poétesse dont les parents ont décidé d'écrire son prénom en anglais. On s'habitue.

Y a eu la stagiaire qui boxait. Comment une belle fille comme ça peut donner et recevoir des coups de poing sur la gueule? Elle en parlait avec tant de douceur. Et sa coloc s'appelait Julie.

Y a celle avec qui je fais du théâtre. Une belle petite blonde toute sportive qui enseigne l'informatique à des pitonneux qui doivent capoter la première fois qu'ils la voient arriver en classe.

Y a cette prof de philo que je trouvais snob.

Y a toutes les autres Julie que j'oublie.

Pis ma soeurette. C'est elle, LA julie. La seule, la vraie.

Faire du genou

Quand les angles jouent en notre faveur. À travers une conversation sur le roman italien. Lorsque l'été permet une peau découverte. Désinhibés par la vin. Un parfum d'adultère un peu paralysant. On n'ose plus bouger la jambe droite pour l'une, la jambe gauche pour l'autre. Les papillons, le souffle conscient, la demie-érection.

Je.

Nous.

samedi 11 septembre 2010

Les morons de ma rue : ton char

Tu laves l'extension de toi-mêmes au coin de la Neuvième et de King où contre deux dollars, tu peux faire gicler une impressionnante pression d'eau sur la carrosserie. Tu vas même jusqu'à ajouter un dollar pour faire gicler un peu de mousse blanche. À chacun son fétichisme.

Mais après... après, ben faut se faire sécher, alors on se donne une bonne swing jusqu'à Papineau question de montrer qu'on existe. Rapidement. Bruyamment.

Ostie, comment peux-tu avoir manqué tant d'attention que ça dans la vie? L'auto électrique ne fonctionnera pas en Amérique du Nord et je suis persuadé que tu fais partie du complot!

Ouvrir un blog de Pandore

Question d'y trouver des affaires qu'on veut pas forcément voir!