Le pauvre bâtard qui habite de biais à ma maison s'ennuie. Il pleure souvent. Il gémit. Sa peine, son envie de jouer. Quand passent des enfants ou d'autres chiens, il se déchaîne. Presque littéralement. Et quand son sans-dessein de maître se décide à le faire marcher un peu, il s'étrangle au bout da sa laisse, se disant peut-être que par la bas, il y a la liberté.
Un chien. Un pauvre gros chien seul. Seul comme un chien.
Pas comme ces deux poméraniens qui passent deux, trois, quatre fois par jour devant la maison avec leur gentille maîtresse, une frêle dame faisant à peine cent livres. Il y en a un attaché, le plus jeune, m'a-t-elle un jour confié et une autre libre, qui suit invariablement derrière. D'habitudes, ces chiens traînent dans les sacs des grosses madames snobs, mais pas eux. Ils traînent eux même leurs poils dans la rue et restent bien indifférents aux aboiements désespérés du voisin de biais. Ils ont lâché prise, se sont dit que pauvre gars, probablement que son sort est scellé et que dans le karma des chiens, il se situe encore au bas de l'échelle...
C'est mignon, la ptite dame :)
RépondreSupprimerEt j'aime beaucoup ton ''qui êtes-vous'' hahaha!