dimanche 28 novembre 2010

Budget raisonné... mise à nu pécuniaire!

Par ordre inversé d'apparition :
- La guignolée de la Fondation Rock-Guertin
- Centraide (au bureau, parce que le cégep sont fins et s'en préoccupent)
- Le sac en papier brun à remplir du Tim-Horton (Parce que Tim-Horton sont fins et s'en préoccupent)
- À la sortie du Costco, invitation à déposer ses denrées (parce Costco sont fins et s'en préoccupent)
- La guignolée des médias
- La guignolée du Docteur Julien

Et il ne s'agit que du dossier bouffe et affaires normales pour celles et ceux qui ont le droit de passer un Noël normal, genre l'abondance, la bouffe, les cadeaux pis toute. Bon OK, rien contre. On vit dans une société de consommation capitaliste --tiens, j'ai dix-sept ans!-- et égalitaire, puis on accepterait que certains se privent de cette orgie? Que nenni! Alors mettons des sous dans la boîte de conserve de Monsieur Robitaille qui chante "Bonjour le maître et la maîtresse" à la porte des quidams un dimanche matin et mettons les boîtes de conserve dans la boîte et cartron Rock-Guertin que Françoise se fera livrer le 23 décembre et qui remplira son frigo jusqu'au 12 août. Oui parce qu'une fois qu'on a un frigo plein, on a comme peur de le vider, c'est bien normal. Alors on garde le tout comme de précieux bibelots!

Toujours par ordre d'apparition :

- La Fondation du Cégep qui gère le parking de ladite institution (parce qu'on a besoin de livres pis certains étudiants sont nécessiteux et quelques sont full cassés)
- La Fondation de l'Université (parce que c'est votre Alma mater que vous négligez parce que t'sé, j'ai déjà assez payé quand j'étais là, man)
- La Fondation du Centre hospitalier universitaire (parce qu'y paraît que le gouvernement n'en peut plus).

Le bourgeois de la classe moyenne matérialiste --au sens philosophique-- et utilitariste regarde ça et se dit qu'il devrait partager un peu son butin.

Alors la paie arrive : 25% s'en va à l'impôt, au chômage et aux congés parentaux. D'accord, rien à dire. Il a voté pour ça et croit fermement qu'il faut contribuer au système de santé, au bien-être des familles, etc. 12% sur les protections diverses (syndicat, fonds de pension, assurance santé et salaire, d'abord parce que c'est conventionné, ensuite parce qu'il s'agit d'un avantage d'être bourgeois).

Alors disons que le bourgeois fait 52 000$ par année (fort respectable, il le sait), ça lui donne un gros 1000$ par semaine. Enlevons-lui le 37% pour constater que dans son compte, on lui dépose 740$ par semaine!

De quoi se plaint-il? De rien. Pas encore.

En tant que bourgeois, le bourgeois possède une maison et il loue même un espace à un réfugié politique nigérian ayant pris la place d'un précédent réfugié politique burkinabé de ses amis. Le bourgeois a une conscience planétaire. L'hypothèque du bourgeois est d'environs 700$ par mois! Quoi! Shit, c'est le prix de mon logement! Ajoutez les taxes municipales et scolaires d'environ 2000$ par année, on est rendu à 870 par mois. Ajoutez un 350$ du logement d'en haut, ça lui fait 520$ par mois pour se loger. Plus que raisonnable, sauf que... Sauf que pour le loyer d'en haut, tout est inclus (meubles, eau chaude, électricité, chauffage) et le bourgeois assume la facture d'électricité des du logement d'en haut. La facture d'énergie est de plus ou moins 200$ par mois.

Il reste combien dans le compte du bourgeois? 720$ par mois pour se loger, ça lui fait donc 180$ par semaine soustrait au 740$, il lui reste toujours bien 560$! Vite, aux arcades!

Oui parce que le bourgeois travaille fort mériter ce salaire et il a besoin d'amusements! Mais avant, il doit se nourrir et nourrir les siens! Comme il est plutôt frugal, il dépense plus ou moins 100$ par semaine en épicerie et disons... 50$ en cantines et autres tavernes.. Il lui reste 410$!

Que faire de tout ce fric? Payer les Internets, la télé et le téléphone, pardi! Comment, en tant que bourgeois célibataire, pourrait-il vivre sans ces indispensables joies de la modernité! 130$ par mois pour alléger le poids de la solitude et de l'ignorance, ça ne fait que 32$ par semaine et il reste 380$ pour folâtrer dans... dans la bagnole, entre autres! Mettons-lui 40$ de carburant et consacrons-lui plus ou moins 1000$ d'entretien par année (ouf! elle est déjà payée!) et 310$ sont toujours disponibles!

Dette d'étude? Rien de plus simple! Il retourne aux études et il en coûtera exactement la même chose, puisque bourgeois fonctionnaire privilégié qu'il est, son employeur consent à lui payer une partie des études qui ne lui coûteront, à lui que 50$ par semaine! Un gros 260$ toujours disponibles.

Mais le bourgeois trouve, en bon bourgeois individualiste et pingre, qu'il paie un peu trop d'impôt à ses gouvernements, alors il se décide à enfin devenir un homme et de se munir d'un RÉER à 100$ par mois. De plus, il ne veut pas que sa progéniture s'endette comme il l'a fait, alors il a pris soin de mettre de côté une cinquantaine de dollars par mois pour que Plus-Jeune et Plus-Vieux ne soient pas tout-nus le soir de leur premier party de cégep! 220$ toujours disponibles!

Des vacances! Le bourgeois a besoin de vacances! Question d'équilibre! Il doit également encourager le bon développement social et cognitif de ses enfants; comment dire à Plus-Vieux : "Non, sais-tu, la musique, l'Harmonie, tout ça... t'en as pas vraiment besoin!" Impossible. quelques centaines de dollars par année, le souper bénéfice, les barres de chocolat et tout l' tralala!

Le bourgeois a donc tout pour être heureux, mais il ne pourrait "sauter une paie" comme disent les chroniqueurs financiers. Il n'a pas d'épargnes, sinon celles que lui impose sa sacro-sainte convention collective. Il aura au moins un bain par semaine lorsqu'il sera impotent.

Alors de quoi se plaint-il?

De l'hypocrisie.

De sa culpabilité.

De sa cupidité.

De son attitude.

De sa québécitude.

De sa questionitude.

jeudi 25 novembre 2010

Sacré Charlemagne! Sacré Saint-Charles-Borromée!

- Incongruité dans les couloirs de l'école secondaire : les téléphones publics affichant à qui mieux-mieux "Veuillez décrocher".

- L'enseignante de français de Plus-Jeune a tout de la première de classe. Toute petite, discrète, l'air délicat et soignant son langage. Elle parle du beau français et ça plaît. Seule ombre au tableau: les niveaux. Les osties de niveaux. "Au niveau de l'écriture, ça va assez bien pour Plus-Jeune, mais l'organisation semble difficile. On travaille beaucoup au niveau des retards, mais en général, il s'en sort bien au niveau académique".

Petit soupir intérieur. Petit-Chiant au fond de moi meurt d'envie de lui dire qu'elle a un tic de langage, mais ça serait pas très bon au niveau des relations avec Plus-Jeune.

- À l'école de Plus-Vieux, mon ancienne école, on n'a qu'à ramasser le bulletin. Résultats satisfaisants, pas la peine d'aller voir les valeureux --sans ironie-- enseignants déjà bien débordés de parents exaspérés par l'attente de se faire dire qu'un peu d'effort et d'attention rehausseraient les résultat de leur progéniture. Ben oui, on l' sait, Jean Charest l'a dit qu'on s'en occupait pas assez. Mais t' sé, quand les deux parents travaillent, courent pour se reposer...

- Toujours à l'école de Plus-Vieux, je m'assois pour attendre l'enfant revenir de sa sortie au skate-park. C'est long. Devant moi, une fille... une femme dans la mi-vingtaine plutôt, attend de recevoir des parents. Son partenaire --appelons-le Raymond-- lui parle et elle l'écoute. Patiemment. Elle opine discrètement, répond brièvement, joue bien son rôle de jeune prof. Non seulement le la trouve jolie, mais je suis certain de la connaître. Mais bon, elle ne constitue peut-être que le gabarit de la jeune prof discrète, bien mise, genre Virginie, quoi. En consultant la liste des noms de profs de ce corridor, ma certitude se confirme de plus en plus. Je mets donc en branle une stratégie de rapprochement. J'attends 21h10, moment où elle s'apprête à quitter, pour lui adresser la parole en lui demandant, avec tout le bagou, le sex-appeal et la répartie qui me caractérisent :
- S' cuse, mais c'est bien toi, Marie-Chose Tructruc?"
- Oui...
- On se connaît. Je t'ai enseigné en 1999 au Séminaire de Sherbrooke...
- Euh... Ah oui! Ben oui, ça va bien?
- T'étudiais en techniques juridiques, non?
- Bonne mémoire!
(Bon. Non, elle n'a pas dit ça. J'eusse voulu qu'elle le dise pour que mon scénario-dialogue fût parfait, mais rien n'est jamais parfait.)
- Oui, mais j'ai changé de branche, j'ai étudié en littérature. C'est un peu grâce à Collègue et toi que j'ai choisi de finalement étudier ce que j'aimais.
- Donc tu enseignes le français?
- Oui et ces jours-ci, je suis dans la poésie. Je me suis justement souvenue que tu nous faisais écouter des chansons en classe. Je fais ça moi aussi!

Le reste de la converse relève de la banalité, mais disons que ça fait un peu du bien à l'ego. Ce genre de reconnaissance prend le pas sur le "Maudit qu' ça va vite. Je vieillis, c'est rendu que mes étudiants enseignent et me disent que j'étais leur modèle".

Pour le retour à Sherbrooke --ben oui, tout ça se passait à Granby-- j'ai écouté-imposé la troisième période à la radio.

Vive la poésie.

samedi 2 octobre 2010

Les morons de ma rue : homo semi-erectus

Il ressemble un peu à Olivier Guimond alias Ti-Zoune. L'image vient de Monsieur et Madame Gagnon qui, comme moi, le voient marcher, trois, cinq, huit fois par jours sur la rue en direction nord ou sud. Toujours la même démarche molle, à la manière d'un gars un peu soûl qui se traîne les pieds. Le dos voûté, la tête dégarnie qui précède le corps et l'invariable cigarette aux lèvres. Une cigarette ça allait pour René Lévesque, Lucky Luke ou la mère de mon ami Stéphane quand j'avais neuf ans. Mais en 2010, une cigarette, celle de l'esclave, la vrai, la roulée avec une machine rouge Supermatic à bras, ben celle-là, on la trouve moins sympathique. On se dit que ça n'aide sûrement pas Ti-Zoune --Claude de son vrai nom, probablement Ti-Claude pour les intimes-- à améliorer son emphysème.

Parce que oui, il se dirige tout droit vers là, le Claude. Au-dessus de son outre de bière qui lui sert de bédaine, il a les côtes visibles.

Parce que oui, quand il fait chaud l'été, il se promène en bédaine le Ti-Claude. Il profite de sa situation de mâle pour imposer ça à ceux qui le croisent.

Claude aime jaser, mais les voisins ne collaborent pas trop. Pas à son goût en tout cas. Sa meilleure occasion de jaser, c'est pendant la semaine des gros rebuts. Il demande à ceux qui mettent qui des tapis de sous-sols pourris, qui des piscines Turtle défoncées s'ils veulent bien qu'il prenne leur cochonneries. Difficile de savoir où il loge ses cochonneries qu'il accumule. Il vit dans un quatre pièce avec sa blonde.

Parce que oui, Ti-Claude a une blonde. Elle doit bien avoir soixante ans. Elle en à l'air en tout cas. Une allumette. Pas qu'elle ait l'air cochonne, loin de là, mais elle a l'air d'une allumette. On dirait qu'elle va casser en deux. Elle doit peser 84 livres environ. Elle s'habille avec des vêtements mal assortis de comptoir. On la voit très peu. Elle ne dit pas grand-chose. Celui qui parle dans le couple, c'est Claude.

Parce que oui, Claude aime jaser, mais sa rue n'est pas jasante...



Qu'est-ce que t'as mis?

Une tite jeune de 23, 19, 26 ans me trouve trop vieux pour elle et qui m'aime comme un grand frère...

C'est mon amie.

J'ai plein d'amies.

Des jeunes, des vieilles, des d' mon âge...

D'ailleurs ma mère m'a déjà dit que tout petit, j'avais plus d'amies que d'amis.

Si Onfray ne m'avait pas appris que Freud racontait des niaiseries, je m'inquiéterais.

Une collègue avec qui je m'enferme dans un char deux heures par jour --le char roule en général-- me trouve fin de l'écouter. Un bon échange parce que je parle parfois. Win win situation comme en dit en Chine.

C'est mon amie.

Un matin, la structure de sa vie de couple s'effondre. Les certitudes décident de prendre congé pour laisser place à la consternation et à l'étonnement.

J'écoute. Un ami, même d'une amie, écoute. Ne juge pas. Elle pleure. Il lui a fait de la peine. Je voudrais bien la consoler, mais après tout, je n'ai rien de plus que ce salaud qui remet tout en cause. Surtout, ne pas jouer l'amie qui dirait : "Ben moé là, j' trouve que t'a ben faite. Pis faut qu'y comprennent, etc.". Mal placé pour dire qu'y sont tous pareils, j'en fait partie. Je l' sais qu'y sont tous pareils. Un ami qui ne juge pas, qui ne dit pas : "Crisse-le là, c'est tout c' qu'y mérite!", qui n'a pas de parti pris, ça n'a pas d' prix. Mon Fred Caillou ange me dit de rester bon garçon, de pas juger et mon Fred Caillou démon entrevoit une opportunité. Quel con.

J'en ai beaucoup des amies...

Des célibataires, des mariées, des femmes ou blondes de mes amis avec lesquelles je deviens plus ami qu'avec mes amis.

Les chums de mes amies se font amis avec moi question que je ne leur pique pas leur blonde. J'ai longtemps cru que c'était une stratégie de filles, mais non. Les gars font ça itou on dirait. Mais avec moins de miel ou fiel que les filles.

Les chums de mes amies se réjouissent probablement lorsque je suis en couple... Mes amies se réjouissent elles aussi, mais ma nouvelle petite amie trouve que j'ai trop d'amies. Qu'elle s'en fasse des amies, elle! Mais non, elle a pas besoin de ça, elle m'a.

Ma petite amie m'a mais n'a pas d'amis.

Et si elle avait des amis, j'en dirais quoi?

Sais pas, c'est jamais arrivé!


mercredi 29 septembre 2010

Cinq ou six

J'ai cinq ans. Peut-être six. Les cinq ou six ans que j'aurais aimé vivre quand je les avais vraiment.

J'arrive là, y a des amis. Des que je connais, des que je connais pas. M'intimident un peu, pas certains qu'y soit gentils, intéressants. Peu importe, mes autres amis sont là et je me réfugie vers eux.

La prof arrive. Elle me connaît. Elle connaît également mes autres amis et elle fait connaissance avec les nouveaux. Elle donne les consignes pour un jeu. Pas trop sûr d'avoir envie de jouer, mais bon, on est là pour ça.

On joue.

Avec les amis qu'on connaît... Ah pis avec les autres aussi, bon! Après tout, on a cinq ans. Peut-être six.

Je sais pas ce que fait Unetelle dans la vie. Pas plus que je ne sais si elle a un copain, une copine, un chien, une machine à coudre. Lui ne travaille pas depuis un ans... enfin je crois. Ça n'a pas trop d'importance parce que je dois me concentrer sur la pièce d'engrenage qu'il incarne dans la machine à laquelle je participe.

Pour trois heures, je joue avec mes amis, anciens et nouveaux. Ce que font les autres avec qui je joue importe peu quand on a cinq ans. Peut-être six.


samedi 25 septembre 2010

Les morons de ma rue : un chien de sa chienne

Un chien. Un ostie d' chien. Ben non, ça apporte tellement! Encore faut-il s'en occuper.

Le pauvre bâtard qui habite de biais à ma maison s'ennuie. Il pleure souvent. Il gémit. Sa peine, son envie de jouer. Quand passent des enfants ou d'autres chiens, il se déchaîne. Presque littéralement. Et quand son sans-dessein de maître se décide à le faire marcher un peu, il s'étrangle au bout da sa laisse, se disant peut-être que par la bas, il y a la liberté.

Un chien. Un pauvre gros chien seul. Seul comme un chien.

Pas comme ces deux poméraniens qui passent deux, trois, quatre fois par jour devant la maison avec leur gentille maîtresse, une frêle dame faisant à peine cent livres. Il y en a un attaché, le plus jeune, m'a-t-elle un jour confié et une autre libre, qui suit invariablement derrière. D'habitudes, ces chiens traînent dans les sacs des grosses madames snobs, mais pas eux. Ils traînent eux même leurs poils dans la rue et restent bien indifférents aux aboiements désespérés du voisin de biais. Ils ont lâché prise, se sont dit que pauvre gars, probablement que son sort est scellé et que dans le karma des chiens, il se situe encore au bas de l'échelle...


dimanche 12 septembre 2010

Les Julie

Qu'est-ce qu'il y en a dans ma vie des Julie!

Y a la cinéaste, que je n'ai pas vu depuis au moins sept ans et qui vient de sortir un film pour lequel la critique fait des flaques.

Y a la prof d'anglais avec qui j'ai frenché une fin de semaine de temps, après la séparation d'avec la mère de mes enfants. On a dormi tout nus ensemble et on n'a pas baisé. Elle était rousse. La Julie, pas la mère de mes enfants qui elle était blonde. M'a brisé le coeur... la Julie, pas la mère de mes enfants qui me l'avait fendu.

Y a la rouge. Trop belle. Trop jeune. Trop brillante. Trop elle-a-un-chum-qu'elle-aime. Son timbre de voix et son rire ont l'air de goûter tellement bon.

Y a la poétesse dont les parents ont décidé d'écrire son prénom en anglais. On s'habitue.

Y a eu la stagiaire qui boxait. Comment une belle fille comme ça peut donner et recevoir des coups de poing sur la gueule? Elle en parlait avec tant de douceur. Et sa coloc s'appelait Julie.

Y a celle avec qui je fais du théâtre. Une belle petite blonde toute sportive qui enseigne l'informatique à des pitonneux qui doivent capoter la première fois qu'ils la voient arriver en classe.

Y a cette prof de philo que je trouvais snob.

Y a toutes les autres Julie que j'oublie.

Pis ma soeurette. C'est elle, LA julie. La seule, la vraie.

Faire du genou

Quand les angles jouent en notre faveur. À travers une conversation sur le roman italien. Lorsque l'été permet une peau découverte. Désinhibés par la vin. Un parfum d'adultère un peu paralysant. On n'ose plus bouger la jambe droite pour l'une, la jambe gauche pour l'autre. Les papillons, le souffle conscient, la demie-érection.

Je.

Nous.

samedi 11 septembre 2010

Les morons de ma rue : ton char

Tu laves l'extension de toi-mêmes au coin de la Neuvième et de King où contre deux dollars, tu peux faire gicler une impressionnante pression d'eau sur la carrosserie. Tu vas même jusqu'à ajouter un dollar pour faire gicler un peu de mousse blanche. À chacun son fétichisme.

Mais après... après, ben faut se faire sécher, alors on se donne une bonne swing jusqu'à Papineau question de montrer qu'on existe. Rapidement. Bruyamment.

Ostie, comment peux-tu avoir manqué tant d'attention que ça dans la vie? L'auto électrique ne fonctionnera pas en Amérique du Nord et je suis persuadé que tu fais partie du complot!

Ouvrir un blog de Pandore

Question d'y trouver des affaires qu'on veut pas forcément voir!