Il a cette fausse impression d'être le premier à vivre un chagrin d'amour. Ou un espoir qu'elle revienne.
Il a surtout une irrésistible envie d'envoyer chier tous ceux qui lui disent qu'il doit l'oublier. Que si elle n'a pas fait son choix, lui doit faire le sien. Il ne veut pas entendre ça de la bouche de ceux qui l'aiment. Ils le disent de toutes les manières et surtout, pour son bien à lui. Pour qu'il cesse de se tourmenter au plus vite, qu'il redevienne celui qu'ils connaissent. Mais ils ne le connaissent que dans leur monde, pas dans le sien...
Selon Z, il doit se ressaisir. Il doit aller de l'avant : "Je l' sais qu' c'est dur, mais là, vient un moment donnée que tabarnak! Juste tabarnak, OK? Oui, c'est plate, mais faut qu' tu sortes de là. Il n'a pas tort.
A tente de le convaincre d'arrêter de s'accrocher. "Elle n'y croit pas à votre histoire", dit A. M dit la même chose, mais nuance un peu...
V le trouve carrément pathétique : "R'gard' là, c'est clair qu'à t'a pas choisi... son "non choix" est un choix et c'est pas toi, faque passe à autre chose. Fais-toi violence. Fonce ailleurs! Ris! Vis!" Ben oui... Et après? Ça se décrète tout seul, tout ça?
Pour J, il s'agit de laisser le temps faire son temps. Les failles sont possible, envisageables et il faut se les pardonner. J lui jure que peu importe ce qu'il fera, jamais le jugement ne cédera la place à l'amitié indéfectible.
E trouve que les jeunes comme A et V, du haut de leur 23 ans, ont des solutions bien faciles... des jugements à l'emporte pièce sur des situations qu'ils n'ont pas vécues...
J et E ont bien raison selon lui : comment juger, prévoir, attendre, programmer, espérer ou laisser tomber. Il n'y a qu'à vivre, comme dit V.
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