On la dit pourtant belle cette saison. Mais elle n'en finit pas. L'attente, l'espoir, l'extase, l'épuisement, l'anxiété se sont côtoyés pendant huit semaines. Pour arriver à quoi? Je ne le sais pas encore. Parfois j'imagine que toute cela n'aura qu'attisé la passion qui nous dévore et la rendra durable, solide, éternelle. Parfois je crois que tout cela, comme l'existence, est vain, absurde, ne connaît pas la raison et que le feu s'éteindra lentement, mourra de sa belle mort.
J'aurais tant voulu un été à s'attendre, à se vouloir, à se désirer... Je l'ai eu, mais l'issue ne m'appartient pas.
Qu'y a-t-il de l'autre côté du mur? Nul ne le sait. Même pas elle je crois. Que nous réserve la raison, le destin, le sort, l'impulsion?
Le temps, lui, aura fait son oeuvre. Il se sera écoulé comme il le fait depuis toujours et comme il le fera pour l'éternité. Inexorable, il avance, passe à travers tout ça, comme une force tranquille.
Jamais, jamais je n'aurai tant désiré, voulu, aimé. Est-ce la faute du temps qui menace? Je n'en sais rien. Je sais seulement que cet été restera à jamais gravé dans ma mémoire.
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